MIOF Médecins et Infirmières contre le Don d'Organes en Fin de Vie

Penser le Don d'Organes jusqu'au Bout

 

Les arguments suivants sont avancés pour interdire le don d’organe en fin de vie:

1) Seuls des organes vivants peuvent être transplantés. Les donneurs sont donc encore vivants lors du prélèvement, qui provoque leur ­décès.

 

2) La médecine de transplantation ne sait pas ce qui se passe pendant le processus de mort au ­niveau de la conscience, ni au niveau psychique et intellectuel, mais fait comme si elle le savait.

 

3) La médecine de transplantation prélève des organes à des personnes en mort cérébrale. Cela signifie implicitement que seule la mort cérébrale est importante, mais que celle du corps et des autres organes ne compte pas dans le décès d’une personne. Cette hypothèse ne peut être prouvée.

 

4) La médecine de transplantation transplante des organes vivants. Elle intervient donc dans la vie – celle du donneur aussi – et il convient de prouver qu’elle ne porte pas préjudice à la vie des donneurs. Ce qui est impossible.

 

5) Le processus de mort n’est pas terminé au moment du prélèvement d’organes et est donc perturbé.

Aucun organe ne peut être transplanté à partir d’une personne morte et déjà froids. Leurs organes sont morts et ne peuvent pas être ramenés à la vie. Les receveurs ont besoin d'organes vivants.

Il existe des personnes dont le cerveau ne fonctionne plus, mais dont le corps fonctionne encore, par exemple à la suite d'un accident ayant entraîné un grave traumatisme crânien ou après une attaque cérébrale ou une hémorragie cérébrale. Les personnes dans un tel état sont dites "en état de mort cérébrale". Selon la loi, elles sont aujourd'hui considérées comme mortes et on peut leur prélever des organes encore irrigués et fonctionnels.

Les personnes en état de mort cérébrale ressemblent à des personnes endormies. Ils se trouvent dans une unité de soins intensifs, sont sous respiration artificielle, leur cœur bat et leur peau est rose et chaude, et ils peuvent encore porter des enfants. Il est cependant impossible qu'ils reprennent un jour conscience.

Après la mort cérébrale, il y a deux possibilités pour ces personnes : Soit la ventilation et les médicaments sont stoppés aux soins intensifs en présence des proches et la respiration s'arrête, puis le cœur s'arrête en quelques minutes. Les fonctions corporelles s'arrêtent alors également et le corps meurt ou ils sont libérés pour le don d'organes et reçoivent une anesthésie en salle d'opération par mesure de sécurité.

 

Après le prélèvement d'organes, les mesures de maintien en vie sont arrêtées et les proches reçoivent en retour un "mort froid".

 

 

à suivre